Loi sur le CO2: un monstre de 261 articles de loi

La loi ratée sur le CO2 crée une véritable usine à gaz qui coûtera cher à tout le monde, sans avoir d’effet sur le climat mondial. C’est pourquoi elle doit être clairement rejetée le 13 juin.

Le 13 juin, nous voterons sur la loi CO2, coûteuse et inutile, qui apportera surtout de nouvelles taxes, prélèvements, coûts supplémentaires et interdictions. Cette loi est en totale contradiction avec les principes libéraux de notre pays. La bureaucratie supplémentaire qu’elle entraîne est déjà évidente dans l’ordonnance associée publiée le 14 avril 2021, qui compte 261 articles sur 171 pages.

Coûts élevés et absence de valeur ajoutée

Les partisans de cette mesure affirment que ne rien faire n’est pas une option. Dans la campagne référendaire, les partis de centre-gauche ont dépeint la Suisse comme un pollueur climatique mondial. Mais cela ne correspond pas aux faits, puisque la Confédération a dépensé un peu moins de 67 milliards de francs pour la protection de l’environnement de 2000 à 2018, soit environ 3,8 milliards de francs par an. La Suisse est particulièrement exemplaire en matière de politique climatique et a réduit ses émissions de CO2 de plus de 14% par habitant depuis 1990, malgré une immigration massive et une forte croissance économique.

En réalité, nous sommes exemplaires par rapport à d’autres pays : En 2017, les 250 centrales électriques au charbon de l’UE ont émis environ 659 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.  Ce montant correspond à quatorze fois les émissions de CO2 de la Suisse. La centrale polonaise au charbon « Belchatow » émet à elle seule environ 37 millions de tonnes, tandis que les émissions annuelles de la Suisse avoisinent actuellement les 47 millions de tonnes.

Ces exemples montrent le peu d’influence de la Suisse sur le climat mondial et montrent clairement que le problème climatique doit être abordé au niveau mondial. Un effort national en solo, comme l’exige la loi sur le CO2, est simplement inefficace et utopique.

Des piques vertes empoisonnées contre les travailleurs et les familles

La nouvelle loi sur le CO2 augmentera le prix de l’essence de 12 centimes par litre. Et ce, bien que l’État perçoive déjà environ 73 centimes par litre en plus de la TVA. Avec une distance annuelle de 20 000 kilomètres, cette seule mesure représente une charge pour le portefeuille d’environ 200 francs par an. Les vacances en avion pèsent également sur le porte-monnaie familial. Selon l’ordonnance actuelle, le transport aérien sera facturé à raison de 30 à 120 francs par passager et par vol, en fonction des liaisons court, moyen et long-courriers. Pour une famille de 5 personnes, cela signifie des coûts supplémentaires pouvant atteindre 600 CHF pour un seul vote.

En outre, le budget des ménages sera alourdi par l’augmentation de la taxe sur le CO2 jusqu’à 210 francs par tonne et par an. Plus de la moitié des propriétaires seraient touchés par cette taxe. Pour atteindre l’objectif du Conseil fédéral d’une émission nette nulle de gaz à effet de serre d’ici 2050, il faudrait remplacer chaque année 30’000 systèmes de chauffage à combustibles fossiles par des technologies renouvelables. En outre, une valeur limite pour les émissions de CO2 des bâtiments doit être introduite et, à partir de 2023, les bâtiments ne pourront plus émettre que 20 kg de CO2 par m2 et par année lors du remplacement des systèmes de chauffage. Cette valeur doit être réduite de 5 kg de CO2 par m2 par étapes de cinq ans. Les coûts de cette mesure seront supportés par les locataires et les propriétaires.

Ces arguments montrent clairement qu’en adoptant cette loi ratée, nous créons une énorme usine à gaz bureaucratique aux coûts élevés pour tous, sans avoir d’impact notable sur le climat mondial. Je recommande donc clairement le rejet de la loi sur le CO2.

Mike Egger, Conseiller national

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